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La santé mentale des personnes étudiantes ne dépend pas uniquement d’elles, mais aussi d’un ensemble de facteurs liés à leur environnement d’études. Vous travaillez en enseignement supérieur et souhaitez enrichir votre éventail de stratégies pour soutenir la santé mentale étudiante ? Le site Web Station SME vous propose des pistes d’action qui misent sur une vision globale et une approche collective.
La santé mentale étudiante est façonnée par une multitude de facteurs, tant sociaux que politiques, culturels et économiques. L’ensemble de ces contextes sont interreliés et ont un impact sur les conditions de vie et d’apprentissage.
Reconnaître l’ensemble de ces facteurs permet d’ouvrir un dialogue sur la responsabilité collective en matière de santé mentale étudiante et de mettre en lumière le rôle complémentaire que peuvent jouer les différent·es acteur·rices au sein des établissements d’enseignement supérieur – directions, personnel enseignant, associations étudiantes ou services à la communauté étudiante. En adoptant une vision globale et intégrée, les établissements sont ainsi en mesure de diversifier leurs actions et de les fonder sur des leviers d’intervention reconnus.
Les travaux de la Direction régionale de santé publique de Montréal proposent une classification des facteurs d’influence de la santé mentale étudiante en quatre niveaux, allant du macro au micro.
Le contexte global affecte la santé mentale étudiante
Au niveau du contexte global, l’état du système de santé et des services sociaux, qui se répercute sur l’accessibilité et la qualité des soins, peut avoir un impact sur la santé mentale étudiante, tandis que les lois, règlements et politiques publiques — comme le Plan d'action en santé mentale étudiante — orientent les pratiques institutionnelles des établissements.
Pour sa part, le contexte social et culturel, marqué par certaines normes collectives ou par la stigmatisation liée aux troubles de santé mentale, s’ajoute aux réalités économiques, scientifiques, technologiques et environnementales qui teintent les conditions de vie et d’apprentissage de chaque personne.
Le milieu d’enseignement influence le bien-être
Au sein du milieu d’enseignement, plusieurs facteurs exercent une influence déterminante. D’une part, les politiques et règlements des établissements, le soutien aux transitions interordres (secondaire-collégial et collégial-universitaire) et intercycles universitaires, ainsi que les pratiques pédagogiques et l’organisation des espaces physiques jouent un rôle direct sur le bien-être étudiant.
D’autre part, un climat inclusif et bienveillant contribue à réduire l’esprit de compétition, à contrer la stigmatisation et à prévenir la violence, tandis qu’une vie étudiante riche favorise l’engagement. Les services psychosociaux, la gestion de crise et la postvention doivent également être accessibles et coordonnés.
L’importance des relations interpersonnelles et des caractéristiques individuelles
Sur le plan des relations interpersonnelles, le réseau et le soutien social — réel ou perçu — influencent fortement l’expérience étudiante. Enfin, les caractéristiques individuelles biologiques et socioéconomiques façonnent les parcours. L’âge, l’identité de genre, l’orientation sexuelle, l’origine, la langue ou une situation de handicap sont autant de critères qui interagissent avec les compétences liées au métier d’étudiant·e, les habitudes de vie et les aptitudes personnelles et sociales favorisant le bien-être.
Une approche globale pour soutenir la santé mentale étudiante
Lorsqu’on considère tous ces facteurs, on retient que l’ajout de services psychosociaux ne peut suffire, à lui seul, à améliorer significativement la santé mentale étudiante. Bien qu’un minimum de services soit nécessaire, des actions spécifiques, que ce soit pour contrer la culture de performance ou encore pour rehausser le sentiment de sécurité sur le campus, peuvent aussi avoir un impact notable.
La Station SME… aussi pour le personnel des établissements
La Station SME, un site créé par l’Initiative sur la santé mentale étudiante en enseignement supérieur (ISMÉ), s’adresse à quiconque, au sein d’un établissement d’enseignement supérieur, souhaite s’inspirer de pratiques existantes pour poser des actions qui favoriseront la santé mentale de la communauté étudiante.
Elle propose notamment des ressources pour améliorer ses connaissances et renforcer son expertise en matière de santé mentale étudiante. On peut y explorer un éventail d’outils, d’exemples de pratiques, de formations et de données de recherche, divisées en 16 thématiques, qui couvrent l’ensemble des facteurs reconnus pour leur influence sur la santé mentale étudiante. Un outil réflexif a d’ailleurs été conçu pour accompagner les établissements qui désirent optimiser les mesures déjà en place ou cibler celles qui sont à renforcer, et soutenir la création d’un plan d’action sur la santé mentale étudiante.
Le site est régulièrement bonifié, alors n’hésitez pas à y revenir régulièrement et à partager son contenu… parce que la santé mentale étudiante est l’affaire de toute la communauté éducative !
Besoin de pistes concrètes?
Découvrez la série de capsules vidéo produites par l'ISMÉ. Des membres du personnel enseignant des milieux collégial et universitaire y expliquent pourquoi et comment ils et elles ont ajusté leurs pratiques d’enseignement et d’évaluation pour favoriser la santé mentale dans leur classe.
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